IA Marketing

Texte alternatif et sous-titres générés par l'IA : ce qu'une relecture d'accessibilité vérifie en plus de la description

Un modèle décrit ce qu'il voit et transcrit ce qu'il entend, mais il ignore la fonction éditoriale de l'élément dans la page. Voici les contrôles qu'une relecture ajoute à la description, avec une méthode en trois passes et une mise en situation fictive.

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La réponse en bref

Une relecture d'accessibilité ne vérifie pas seulement l'exactitude de la description. Elle contrôle la fonction de l'élément — décoratif, informatif ou porteur de texte —, la non-redondance avec le contenu voisin, le recours à une description détaillée pour les visuels complexes et, pour les sous-titres, l'identification des locuteurs, les sons signifiants et la synchronisation.

Dans cet article
  1. Décrire n'est qu'une partie du travail
  2. Les contrôles qui s'ajoutent à la description
  3. Choisir le traitement selon la fonction de l'élément
  4. Mise en situation fictive : trois passes sur un lot de publications
  5. Les erreurs fréquentes

Décrire n'est qu'une partie du travail

Les générateurs de texte alternatif et de sous-titres reconnaissent correctement une scène, un graphique ou une suite de mots prononcés. Le malentendu commence là : l'accessibilité d'un élément ne dépend pas seulement de l'exactitude de ce qui est décrit, mais de la fonction qu'il occupe dans la page.

Le RGAA 4 distingue plusieurs cas dans son thème « Images » : les images porteuses d'information, qui doivent avoir une alternative textuelle pertinente (critères 1.1 et 1.3) ; les images de décoration, qui doivent au contraire être correctement ignorées par les technologies d'assistance (critère 1.2) ; celles qui nécessitent une description détaillée (critère 1.6) ; les images texte, à remplacer si possible par du texte stylé (critère 1.8). Un modèle ne connaît pas cette typologie : il décrit, donc il remplit toujours. Même écart pour la vidéo, où un moteur restitue la parole alors qu'un sous-titre utile indique aussi qui parle et rend les sons porteurs de sens.

Les contrôles qui s'ajoutent à la description

La relecture ne lit pas l'alternative comme une phrase isolée : elle la confronte à son contexte de publication. Commencez par la fonction, car ce premier contrôle rend parfois les suivants inutiles.

Travaillez par passes sur l'ensemble du lot plutôt qu'élément par élément : une passe fonction, une passe contenu sur ce qui reste informatif, une passe média temporel sur les vidéos.

ContrôleCe que l'IA fournit souventCe que la relecture vérifie
FonctionUne description, même pour un fond ou un séparateurQue les éléments décoratifs soient ignorés par les technologies d'assistance
Non-redondanceUne reformulation de la légende voisineQue la même information ne soit pas restituée deux fois
Information utileLes formes, les couleurs, la compositionQue la donnée ou la conclusion portée par le visuel soit énoncée
Sous-titresUne transcription continue de la paroleLocuteurs identifiés, sons signifiants, découpage, synchronisation, noms propres

Choisir le traitement selon la fonction de l'élément

Avant d'écrire, posez la question de retrait : si l'élément disparaissait, une information manquerait-elle ? La réponse détermine le traitement.

Côté rédaction, Microsoft recommande une alternative d'une à deux phrases, souvent quelques mots choisis, sans commencer par « une image de » ou « un graphique de », sans nom de fichier ni URL, et en relisant la description générée automatiquement pour en retirer les commentaires ajoutés.

Fonction de l'élémentTraitement attenduSignal d'alerte en relecture
Décoratif : fond, séparateur, motifÉlément marqué comme décoratif et ignoré par les technologies d'assistanceUne description soignée et inutile
Informatif simple : photo produit, portraitUne à deux phrases sur le contenu et l'intentionUne accumulation de détails visuels sans intention
Complexe : graphique, infographie, schémaAlternative courte plus description détailléeUne étiquette « diagramme en barres » sans la donnée
Image texte : citation, afficheTexte réel disponible hors de l'image quand c'est possibleUn slogan qui n'existe nulle part ailleurs
Vidéo parléeFichier de sous-titres synchronisé, relu et nettoyéSous-titres incrustés, locuteurs indistincts

Mise en situation fictive : trois passes sur un lot de publications

Exemple inventé pour l'exercice, sans lien avec une organisation réelle. La coopérative imaginaire « Vélo Cargo Hirondelle » prépare un lot de quarante visuels et six vidéos courtes, dont les alternatives et sous-titres ont été générés automatiquement. Passe fonction : onze motifs de fond et séparateurs passent en élément décoratif ; trois citations typographiques sont recopiées dans le corps de la publication, puisque leur texte n'existe nulle part ailleurs. Vingt-six éléments restent à relire sur le fond.

Passe contenu : pour un graphique, la sortie annonçait « image d'un graphique à barres bleues sur fond blanc, description générée avec un niveau de confiance élevé » ; la version relue devient « Répartition fictive des commandes : 62 % en ligne, 38 % en atelier. » Passe média temporel : sur une vidéo à deux voix, la transcription est juste mais continue, donc la relecture ajoute les étiquettes de locuteurs, signale un son porteur de sens, corrige le nom de la coopérative revenu en quatre variantes et recoupe deux sous-titres trop longs. Pour rejouer l'exercice, utilisez un lot fictif de ce type et ne saisissez aucune information confidentielle ni donnée personnelle.

Les erreurs fréquentes

La plupart des défauts constatés après génération automatique ne sont pas des erreurs de description : ce sont des erreurs de cadrage éditorial.

Dans le parcours IA Marketing, cette grille se travaille au module consacré à la production de contenus engageants et inclusifs avec l'IA.

  • Valider le lot entier parce que les phrases « se lisent bien ».
  • Décrire consciencieusement des visuels purement décoratifs au lieu de les retirer du flux de lecture.
  • Oublier de supprimer les artefacts de génération : mentions de confiance, noms de fichiers, formules introductives.
  • Décrire la forme d'un graphique sans donner le chiffre ou la conclusion qu'il porte.
  • Décliner un visuel sur une autre plateforme sans rejouer la passe de non-redondance, alors que le texte voisin a changé.

Questions fréquentes

Peut-on publier un texte alternatif généré par l'IA sans le relire ?

Techniquement oui, mais la sortie automatique ignore la fonction de l'élément. Microsoft invite d'ailleurs à consulter, modifier et nettoyer la description générée avant de la valider.

Que faire d'une image purement décorative ?

Il ne faut pas la décrire, mais la marquer comme décorative pour qu'elle soit ignorée par les technologies d'assistance. C'est l'objet du critère 1.2 du RGAA 4.

Quelle longueur viser pour une alternative ?

Une à deux phrases suffisent le plus souvent, parfois quelques mots choisis. Si le visuel ne tient pas dans ces limites, il relève de la description détaillée (critère 1.6).

Sous-titres incrustés ou fichier séparé ?

Le fichier séparé reste modifiable et corrigeable après publication, contrairement à une incrustation définitive. La documentation PowerPoint décrit l'ajout d'un fichier de sous-titres WebVTT associé à la vidéo.

Repères et limites

Cet article porte sur la relecture éditoriale des alternatives textuelles et des sous-titres générés automatiquement. Il ne traite ni de l'audit technique d'un site, ni du choix d'outils de génération, ni des contenus en direct, et ne constitue pas un avis juridique. Les numéros de critères et les formats pris en charge évoluent : vérifiez les versions en vigueur.

Sources et ressources

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